Accueil Date de création : 31/08/08 Dernière mise à jour : 21/11/09 17:01 / 65 articles publiés

Où que tu sois... - Oneshôt  (OneShôt) posté le vendredi 07 novembre 2008 17:08

deadly, désespoir, maths, mort, oneshôt, prof, tristesse, yaoi

.

 

 

Où que tu sois…

 

 

            J’avais les idées embrouillées. Je m’étais fait jeter et avais échoué dans ce bar minable. Je m’étais retrouvé, sans savoir comment, en train de te draguer. T’étais plutôt canon et j’étais plutôt bourré. Je t’avais embrassé et tu n’avais pas été contre, au contraire, tu y avais même répondu avec enthousiasme.

Je me rappelle. Je me rappelle de tout. Je me rappelle de chaque mouvement, de chaque geste. Tu m’avais caressé le torse avec avidité et je t’avais même retiré ta chemise. Nous nous embrassions, comme si nous étions seuls au monde, sans interruption, avec sauvagerie, jusqu’à ce que le patron du bar nous jette dehors en nous interdisant de revenir. Sale homophobe.

Nous avions parcouru les rues en riant et jouant comme des gamins. Nous avions finalement atterrit devant chez moi, je t’avais proposé de monter et tu avais accepté. Nous étions montés à l’étage mais j’avais à peine eu le temps de refermer la porte que tu me sautais déjà dessus. Nous étions arrivés dans la chambre avec difficulté. Trop pressés pour atteindre le lit, nous avions fait l’amour sur la moquette.

            Le lendemain, je m’étais réveillé dans mes draps. Tu étais là à me regarder, appuyé sur un coude. Tu ne peux pas imaginer à quel point tu étais sexy ! Tu m’avais salué d’un baiser.

            A partir de ce jour, nos rencontres étaient devenues quotidiennes. Nous étions heureux tous les deux.

Jusqu’à ce fameux jour. Ce jour où j’avais décidé de t’avouer mes sentiments tous neufs. Ce jour maudit où j’avais découvert que tu étais mon nouveau prof de maths, et toi, que j’étais ton élève. Je m’étais rendu compte à ce moment là, qu’en vérité je ne connaissais pas grand-chose de toi. Ce jour qui aurait dû être merveilleux avait tourné au cauchemar. Ce jour là, tu m’avais annoncé que c’était fini et qu’on ne pouvait plus se voir. J’avais accepté, résigné. Pour rien au monde je n’aurais perdu la face et encore moins devant toi. Ma fierté était bien trop développée.

            J’avais séché le reste de la journée pour pouvoir pleurer, sans avoir à me cacher. Je n’avais pu empêcher mes larmes de couler, mais ça, jamais tu ne le sauras.

J’avais passé des mois à tenter de t’oublier, mais comment faire alors que je te voyais tous les jours en cours ? Comment ne pas te regarder ? J’avais loupé mon trimestre comme ça. Je n’écoutais plus en cours, je les passais à t’observer. Tu étais si beau. Plus je te regardais et plus ça me tuais.

            Le dernier jour où je t’avais vu, ton regard s’était posé sur moi et j’y avais décelé une trace de souffrance. N’étais-je donc pas le seul à souffrir ?

Le lendemain, tu n’étais pas venu, un autre professeur avait prit ta place. Ne plus te voir m’avais détruit encore plus. Je ne savais plus comment te retrouver ni où te voir. J’étais totalement perdu sans toi. En si peu de temps, tu étais devenu le centre de mon Univers sans que je m’en rende compte.

            Et un soir, on avait frappé à  ma porte. Quand j’avais ouvert, tu étais là et tu me contemplais d’un air si triste que je t’avais laissé entrer. Tu m’avais expliqué que tu avais rompu pour me protéger mais que tu n’avais pu résister plus longtemps. Tu avais démissionné et trouvé un autre poste ailleurs pour pouvoir me retrouver.

            Je crois bien que c’est à ce moment que le peu de volonté que j’avais de te repousser avait sombré. Je t’aimais trop pour risquer de te perdre une seconde fois. Je t’avais embrassé et nous nous étions retrouvés dans ma chambre pour faire l’amour.

            Tu m’avais avoué que tu m’aimais. C’était le plus beau jour de ma vie ! J’étais vraiment heureux au creux de tes bras.

Le lendemain, tu étais parti en me promettant de revenir le soir même, sauf que… tu n’es jamais revenu.

            Tu avais traversé la route en sortant de chez moi au moment où un chauffard fonçait à toute allure dans l’avenue. Tu avais été transporté à l’hôpital mais le choc avait été beaucoup trop violent. Tu es mort ce jour là. Ce jour qui était le meilleur de ma vie est devenu le pire.

           

            Aujourd’hui, il ne doit pas être loin d’une heure du matin. Le ciel est vraiment très noir. Le vent glacial souffle, mais je ne le sens pas. Je ne sens plus rien à vrai dire, à part la douleur cuisante qui me détruit la poitrine, à l’endroit exact où tu as arraché mon cœur pour l’emmener avec toi dans la tombe.

Je sens à peine les larmes qui dégoulinent le long de mes joues. Je suis mort en même temps que toi, tu as emporté mon âme dans les ténèbres de la mort.

            Là, allongé sur le marbre froid de ta tombe, je ferme les yeux en espérant m’endormir pour ne jamais me réveiller et pouvoir te rejoindre où que tu sois.

 

 

C'est super court, j'entends déjà Layla gueuler  {#}

Partager

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.107.191.113) pour vous identifier.     

Tous les commentaires de l'article:
Où que tu sois... - Oneshôt

  • artemiis

    ven 07 nov 2008 18:32

    c'est magnifique, vraiement triste, mais tellement beau...

  • Mirage

    ven 07 nov 2008 18:32

    super beau one-shot... super émouvant... super court aussi xD
    non sans rire, c'était vraiment super bien écrit, et l'hsitore était géniale (enfin la petite histoire quoi, c'est quand même un one-shot...) bref, sur ce, je te laisse ^^
    Bisous
    Mirage

  • YaYa

    ven 07 nov 2008 17:31

    'tin (ayé je devient vulgaire ) mais il est ggggggggggggiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiéééééééééééééééééééééééééééénnnnnnnnnnnnnnnnnnnniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalllllllllllllllllllllllllllllllllllllleeeeeeeeeeeeeeee (géniale quoi) cet OS.
    J'ai adoré, merci beaucoup pour ce moment de lecture, court certe masi tellement beau,et non Layla ne va pas gueuler mais prévois les boules quies quand même

    Biz





Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS