Je m’observe une dernière fois dans le miroir. Je suis prête. J’attrape ma veste et sors. Les flocons tourbillonnent autour de moi comme un ballet enchanteur. Je sautille gaiement dans les rues enneigées et silencieuses. Je me sens toute légère. L’euphorie de la soirée à venir s’est emparée de moi et ne me lâche plus. Ce soir, c’est la fête. On change d’année, d’espoirs, de projets. Mais, surtout, ce soir, je vais te retrouver. Je passerais les premières minutes de la nouvelle année avec toi. Je me sens comme sur un petit nuage. La magnificence des petits angelots de glace qui m’encerclent accroissent ma félicité. J’ai toujours aimé la neige. Ça a quelque chose de très pur mais aussi une jolie connotation poétique implicite. Je traverse les avenues parisiennes le sourire aux lèvres. Tout semble feutré. Chaque pas, chaque bruit, chaque souffle est étouffé. Toute la ville parait calme et paisible.
Ta silhouette apparait au bout de la rue, au milieu de cette kyrielle de petits anges argentés. Je sens mon sourire s’élargir et mon rythme cardiaque s’accélérer. Les tremblements de mes jambes sont devenus incontrôlables. Je m’avance vers toi. Tu me prends dans tes bras. Tu m’embrasses. Baiser passionné qui me coupe le souffle. Tu me relâches. Je chancelle. Après tous ces jours passés à tes côtés, mon trouble ne s’est pas atténué. Tu me proposes d’aller faire un tour avant de rejoindre la fête. J’accepte. Nous nous baladons mains dans la main. Nous discutons de tout, de rien. Nous rions. Nous sommes bien. Le temps file à une vitesse incroyable. Nous ne le voyons pas passer. On doit se demander où nous sommes. Ou pas. Qu’importe. Je suis avec toi.
A dériver ainsi dans la ville, nous nous sommes retrouvés au pied de la Tour Eiffel. Sublime dans sa robe scintillante. Nous restons là, à la contempler, un instant, avant de retourner à notre errance utopique.
Tu t’arrêtes au milieu d’une rue qui m’est inconnue et regarde ta montre. Tu te retournes vers moi, me souris et me reprends dans tes bras, mettant mon cœur au supplice. Tu me chuchotes « bonne année ». Je suis étonnée. Déjà ? Nous avons marché si longtemps ? Finalement, nous n’aurons même pas mis les pieds à cette fête. En fait, ça ne me gène pas du tout. Tu m’embrasses et me gardes serrée contre toi. J’ai passé une merveilleuse soirée dans tes bras.
Plongés dans notre bonheur chimérique, nous n’avons pas vu que l’obscurité se mouvait. Cinq personnes sont apparues. Tu t’écartes de moi gardant ma main dans la tienne. Tu les connais. Tu me dis de courir. Devant moi, tu me guides, ne me lâchant pas. Accrochée à toi, je m’efforce de garder le même rythme que toi. J’ai peur. Ils ont l’air si haineux. Que leur as-tu fait ?
Ils nous interceptent au bout de la ruelle. Cette attaque n’était pas prévue. Ce coup de couteau non plus.
Le sang a jailli pour se répandre sur le sol au milieu de tes cris. Tout va trop vite. Je ne me rends plus compte de ce qui se passe. Ce n’est qu’en entendant tes pleurs que je comprends que c’est fini.
Le premier jour de l’année : de merveilleux est passé à cauchemardesque. Nous étions si heureux.
Aujourd’hui, je te dis adieu pour un temps. Peut-être te retrouverais-je plus tard. Qui sait ?
Ce soir, je prends mon envol et rends mes ailes pour une vie nouvelle guidée par les anges de glace et nos lucioles.
Le chapitre 18 est écrit, il ne me reste plus qu'à le taper pour pouvoir le publier ^^
Je vais essayer de faire ce que
je peux, parce que j'ai de moins en moins l'ordi donc c'est pas si
simple
mais, je vais me débrouiller en espérant
que ça ne prenne pas trop de temps
pourquoi me fais tu pleurer 
Je savais bien que c'était trop beau pour être vrai. Il fallait bien un peu de sang 



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