Accueil Date de création : 31/08/08 Dernière mise à jour : 21/11/09 17:01 / 65 articles publiés

La poisse XD  (Troublante Provocation [Terminée](en correc)) posté le jeudi 29 octobre 2009 02:52

 

Oh mon Dieu quelle honte ! XDD

 

J'ai tapé Troublante provocation sur Google

 

( J'ai rien d'autre à foutre à 3h du mat' ?? )

 

et j'ai découvert que c'était le titre d'un roman Harlequin {#}

 

En même temps, avec un titre pareil ça m'étonne pas des masses... {#}

 

Mais qui a eu l'idée d'appeler son  histoire comme ça ??

 

Ouais, je crois ... que c'est moi ... {#}   XDDD

 

Quelle idée aussi de donner des titres aussi nases à ses fictions ? {#}  XD

 

 

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Taguée... encore...  (Blabla) posté le mardi 03 novembre 2009 16:28

 

J'ai réussi à me faire taguer trois fois en deux jours {#}

Par Gabie, Mimi et Léonie (je vous retiens vous ! XD). Mais bon, c'est pas pour autant que ça augmente le nombre de confidences XD

 

 

Les règles :

- Chaque personne taguée doit écrire 6 choses à savoir sur elle.

- Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles.

- La personne taguée doit taguer à son tour 6 personnes, et les mettre sur son blog.

- Il faut précisé qui vous a tagué.

- Interdiction de taguer la personne qui t'as tagué.

- Interdiction d'être tagué plus de 6 fois.


1)  Alors euh... on commence par un truc bien initéressant : ça doit faire presque un mois que je dois faire une dissert' de philo et... je l'ai toujours pas commencé {#}  J'avais prévu de faire ça juste après avoir regardé le dernier épisode de la saison 1 de Skins mais... je suis là {#} Enfin, juste après ça je m'y met {#}

2)  Je passe mon temps à boire du coca {#} Au moins, je dois avoir les parois de l'intestin nickelles ! {#} Surtout que quand j'étais au Pérou, c'était coca ou Inca Cola tout le temps ! Vive les boissons gazeuses et les kilos en trop ! {#}

3)  En vacances, je fous rien de mes journées ! (en période scolaire non plus d'ailleurs {#} ) C'est hallucinant ! Surtout quand mes parents se barrent à l'autre bout du pays XD  Je suis du genre à rester sous ma couette toute la journée à mater des vidéos ou lire des fics {#} Sauf quand il fait beau. Là je sors {#}

4)  J'adore Maxxie dans Skins {#} Il fait un peu victime mais il est tellement mignon {#} (genre ça intéresse quelqu'un XD) 

5)  Je commence à être à court d'idées {#}  J'aime pas franchement les films d'horreur. ça m'intéresse pas en fait {#}  J'en regarde quand on m'en parle ou que les autres ont envie d'en voir un mais, frachement... ça a tendance à me saouler. Y en a surement qui ont de bons scénar' mais, sérieux la plupart sont vraiment nases. J'ai vu le dernier vendredi 13 au ciné y a un bail mais je l'ai trouvé vraiment nul. Y a pas de scénario. Le mec il est là juste pour tuer des gens et c'est tout. Unborn était pas mal. Mais, bon le scénario était un peu tiré par les cheveux aussi XD. 

6)  Je hais le ski. Je vous dit ça parce que mes parents me forcent à aller avec eux au ski pour les vacances de février, et moi je pense qu'à une chose : Quelle horreur !! J'ai aucune envie d'y aller ! En même temps j'ai déjà esquivé tellement de vacances avec eux que c'est limite si je les ai vu depuis un an {#} Oui oui, on vit sous le même toit. ça n'empêche pas que je ne les vois jamais ou presque XD Enfin bref, le ski c'est plus une corvée qu'un plaisir pour moi.

 


Voilà voilà, c'est enfin fini !

Alors, moi je vais taguer, hum... Mirage {#}, Mélo {#}, Layla {#}, Cassandre, Yumeno et Klaus 

Bon courage mes chéries ! {#} {#}

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Pas d'inquiètude !  (Blabla) posté le mercredi 04 novembre 2009 18:56

 

Suite au commentaire de Nanoko, je me devais de répondre ^^


"Je me baladais sur internet a la recherche d'histoire yaoi^^
Et j'ai trouvé un site avec la meme histoire que la tiennne alors je sais pas si c'est toi qui la crée ou si on a pris ton histoire
je te donne l'adresse au cas ou^^

http://deadly.erog.fr/

voila gros bisou^^"

 

Ne t'inquiète pas miss, ce blog est aussi à moi {#}

C'est juste mon compte Over-blog donc pas de soucis ! En tout cas merci de ton commentaire à ce propos, on ne sait jamais =)

Au fait, est-ce que tu pourrais me redonner l'adresse de ton blog s'il te plaît ? Parce que je sais plus où je l'ai mise {#}

 

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Chapitre 13  (Cours Particuliers [en cours]) posté le samedi 07 novembre 2009 15:57

 

 

 

La porte qui claque me réveille en sursaut. Je fais un bond et manque de dégringoler du canapé. Je ne m’attendais pas à un réveil si brutal. Attendez… canapé ? Je me redresse vivement, des restes brumeux de sommeil obstruant encore ma vision. La couverture en laine glisse sur moi et Kay entre dans le salon à ce moment là.  J’ai même pas eu le temps de bouger.

      Qu’est-ce que tu fous à poil sur le canapé ?

On peut toujours compter sur Kay et son tact légendaire…

      T’étais où ?

Comment esquiver les questions gênantes par Kurt Jensen !

      Hum… avec un mec.

      Ah.

Qu’est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Il a bien le droit de s’amuser aussi non ? Et puis, ça m’aurait bien emmerdé s’il était rentré hier soir…

            Je regarde distraitement ma montre. Je bloque au moins trente secondes sur les aiguilles. Oui, c’est long mais, faut pas m’en vouloir, je suis encore dans la brume. Huit heures et quart. Et merde ! Je suis encore en retard ! Je me lève et m’enroule dans ma couette. Je hais la laine. Ça gratte et c’est très désagréable. Faut que j’aille prendre une douche moi.  J’atteins la porte de la salle de bain quand j’entends Kay murmurer un truc qui ressemble à « On s’est consolés entre meilleurs amis délaissés… ». J’ai surement mal compris. En même temps, y a quand même un mur entre nous, ça empêche les sons de passer. Enfin, ça les filtre.

      Quoi ? Je hurle à travers l’appart’.

C’est les voisins du second qui vont être contents. Ils ont toujours adoré m’entendre gueuler ces abrutis.

      Non, rien.

J’hausse les épaules et entre dans la pièce pour faire couler l’eau. Kay s’adosse au chambranle et me regarde moqueur.

      Alors, t’en a fait quoi de Matthew ?

Et merde…

      Comment ça ?

      Il est où ?

      Ben… chez lui j’imagine. Comment tu veux que je le sache ? Je réplique toujours dos à lui.

Si je me retourne, il va me griller tout de suite.

      Tu lui as pas sauté dessus ?

      J’étais surement pas assez bourré pour vouloir me manger un mur. Maintenant, j’aimerais prendre ma douche, tu m’excuses. J’ajoute en refermant la porte.

Je soupire. C’était pas loin.

Mais, il a pas tort. Il est où Matthew ? Il était avec moi cette nuit non ? Ça peut pas encore être un rêve. Je me serais pas retrouvé sur le canapé tout seul. Et encore moins à poil. Alors il s’est barré comme ça ? Sans rien dire ?

D’habitude, j’aurais tout raconté à Kay mais… là, je peux pas. Je crois que j’ai envie de garder ça pour moi. Ça serait pas plutôt pour qu’il ne soit pas au courant ? Il est au courant pour chaque mec qui passe dans mon lit mais… là, ça sort pas. Je sais pas pourquoi, mais j’arrive pas à lui dire et j’ai une trouille bleue qu’il le sache. Et puis, de toute façon, même moi je sais pas ce qui va se passer maintenant. Matthew va faire quoi ? Pourquoi il s’est barré en pleine nuit ? Faire comme si il ne s’était rien passé ? Ou simple envie de café et y en avait plus dans mes placards ?

Je sors de l’eau et m’habille. Je suis encore en retard. Pour changer…

 

 

*          *

*

 

 

      Eh ben, vous êtes en avance ! Râle mon adorable prof d’espagnol.

C’est sûr qu’avec ma demi-heure de retard, on voit que je me suis dépêché…

      J’avais tellement envie de vous voir vous savez…

      Bravo Kurt, vous venez d’obtenir une visite gratuite chez le proviseur. Je suis sûre qu’il adorera vos sarcasmes.

      Avec plaisir madame.

J’attrape mes affaires et quitte la salle. En refermant la porte, je l’entends soupirer, lassée. Et moi j’aurais mieux fait de rester couché. En plus, elle a même pas pensé à me coller quelqu’un aux basques. Remarque, elle a tellement l’habitude que maintenant elle sait que ça sert à rien. Si j’ai envie de me tirer, je le fais, même avec quelqu’un dans les pattes. Je sors du lycée t passe devant sa fenêtre. Hypocrite, je lui lance un clin d’œil avant de me barrer. Provocateur, moi ? Absolument pas !

En passant, je jette un œil dans la salle des profs mais, il n’y est pas. J’ai plus qu’à attendre ce soir pour lui parler. Ou lui arracher ses fringues. En espérant qu’il soit du même avis que moi…

 

            J’entre dans mon appartement et m’aperçois du silence qui y règne. C’est assez inhabituel. Je vais me changer dans ma chambre après avoir déposé mes affaires au pied du sofa. Apparemment Kay est sorti. J’espère juste qu’il fait pas de conneries.

            Je sors rapidement en attrapant mes clés, mon pass’ de bus et un peu de liquide. Je bloque une minute devant sa porte avant de me décider à frapper. Peut-être qu’il est là. Peut-être pas. Mais, je peux bien prendre cinq minutes pour lui parler et aller la voir ensuite. Je patiente, frappe de nouveau mais, rien. Il n’est pas là. Tant pis. Je repasserais plus tard.

 

 

*          *

*

 

 

            La porte s’ouvre et un immense sourire vient illuminer son visage. Elle est contente de me voir. Elle porte une large jupe en laine épaisse et un énorme gilet recouvert d’un châle noir. Ses collants sont troués et ses chaussons fatigués. Je lui offre un sourire tendre et la prend dans mes bras. Ça me fait de la peine de la voir comme ça. Elle qui était si coquette à l’époque, se laisse maintenant aller. Pourtant, elle est encore jolie, elle pourrait très bien retrouver quelqu’un. Mais, je suis presque sûr qu’elle pense encore à lui.

      Salut maman.

      Allez entre ! Entre ! S’exclame-t-elle en me poussant joyeusement à l’intérieur.

Elle m’entraine dans le salon et me fait m’asseoir sur un des fauteuils qui s’y trouve. Je me laisse faire docilement. Si ça peut lui faire plaisir. Elle revient rapidement avec deux tasses de café et des petits gâteaux. A croire qu’elle m’attendait. Elle dépose tout sur la table basse sans quitter son sourire.

      Alors comment tu vas ?

      Bien mais, toi ? ça va mieux ?

Je lui demande ça mais, je sais pertinemment que non. Je n’ai qu’à la regarder pour le voir.

      On fait aller tu sais.

      Tu sors encore ?

      Plus tellement.

Elle ne fait plus rien. Elle se laisse tellement aller que j’en ai mal au cœur. Je suis pourtant sûr qu’elle pourrait être heureuse. Ses longs cheveux noirs et ses yeux en amande dégagent un charme certain. Sans compter sur sa douceur. Et puis, pour une femme de cinquante ans, elle est encore très bien faite. Mais, à rester sans rien faire, comme une vieille, elle va rapidement en devenir une. Bientôt elle se plaindra de ses rhumatismes. J’avise, d’un coup d’œil, son tricot posé sur le fauteuil devant la télé. De légères rides marquent son visage et ses mains commencent à se plisser. Si elle ne bouge pas, elle va vraiment devenir vieille avant l’âge. Je l’observe et remarque son regard flottant fixé sur les cadres à ma droite.

Ce connard l’a détruite en partant comme ça, sans rien dire et, elle, elle garde des photos de lui dans son salon ! Il ne lui a pas fait assez de mal comme ça ?

      C’est une bonne chose pour tout le monde qu’il se soit tiré. C’était un pur connard et un lâche ! D’ailleurs, sa fuite le montre bien ! C’était la suite logique à son comportement.

Elle pose son regard dans le mien. Elle est peinée. Si je me demandais pourquoi, je serais bien hypocrite. La vérité fait toujours plus mal que les doux mensonges qu’on se raconte. Mais, comment peut-elle encore l’attendre après toutes ces années ? Il ne reviendra jamais ! Qu’est-ce qu’elle peut encore espérer après qu’il ait fui comme un voleur ?

      Tu l’aimais ?

Question bête. Bien sûr ! Sinon elle ne serait pas restée avec lui !

      Oui. Murmure-t-elle.

J’avoue que même si je m’y attendais, j’ai énormément de mal à le concevoir. Il nous a fait tellement de mal. Je me souviens encore de ses mots blessants quand il se mettait en colère. Il n’a jamais levé la main sur nous mais, ses paroles étaient pires que ça. Elles s’enfonçaient douloureusement dans mon cœur, comme des lames, le faisant saigner plus que des coups. Je suis peut-être injuste. Il avait surement de bons côtés, sinon, jamais elle n’aurait pu l’aimer n’est-ce pas ?  Mais, à 10 ans, les seules choses qu’on se rappelle, en général, c’est ce qui nous a marqué. Et moi, ce qui m’a marqué, ce sont ses mots. Des mots que j’ai subit pendant cinq ans…

            J’ai tellement envie de lui dire d’arrêter d’espérer. Que ça ne sert à rien sauf à lui faire du mal. Mais, avant que j’ai eu le temps d’ouvrir la bouche, le téléphone me coupe. Elle me lance un regard d’excuse et décroche.

Finalement, je me demande si je devrais vraiment lui dire. Ça risquerait de lui faire plus de mal qu’autre chose. Le problème, c’est qu’il faut que je la secoue un peu sinon, elle va se laisser survivre sans rien faire. Elle me fait penser à une femme au bord d’une falaise, qui ne sais pas si elle doit sauter, ou attendre que le rocher sur lequel elle est, se décroche lui-même de la parois rocheuse avant de s’écraser violement dans les flots en contrebas. Faut qu’elle sorte de là. C’est pas une vie ça !

            Elle échange quelques mots avec son interlocuteur, en me lançant quelques coups d’œil furtifs. Elle est blême. Elle raccroche lentement et m’adresse un sourire rassurant. Seulement, j’ai compris que ça n’allait pas si bien qu’elle le prétendait.

      C’était qui ?

      Une amie. Me répond-t-elle rapidement. Un peu trop rapidement d’ailleurs…

Nous gardons le silence quelques minutes avant que je ne puisse plus retenir ma langue.

      Pourquoi tu t’attaches à ce souvenir ?

      Il m’aimait aussi tu sais.

      La belle affaire ! Et maintenant ? Il est où ? Tu crois vraiment qu’il pense encore à toi ? Je m’énerve. Ça fait quatre ans maman. J’ajoute, plus doux. Il ne reviendra pas. Je souffle.

      Il t’aimait aussi.

      Je l’ai jamais remarqué figure-toi.

Elle ne dit rien. Le silence grandit et s’installe entre nous.

      Sinon, t’as besoin de quelque chose ?

      Non, rien. Merci. Sourit-elle.

      N’hésite pas à m’appeler si tu as besoin de quoique ce soit.

 

Nous avons encore discuté pendant une heure, de tout, de rien. Evitant simplement les sujets sensibles. Je me suis finalement éclipsé pour rentrer chez moi.

      Sors. Amuse-toi. Ne reste pas à rien faire, d’accord ?

Elle hoche la tête avant de m’embrasser pour me dire au revoir.

      Viens me voir quand tu voudras.

      J’essaierais. Répond-t-elle.

Déjà 16h. A l’idée de passer deux heures dans les transports, je sens le découragement me tomber dessus avec la légèreté d’une enclume. Ça va être long. Parfois, je me demande pourquoi j’ai emménagé si loin.

 

            J’arrive près de chez moi, il fait déjà nuit. C’est pas deux heures qu’il m’a fallut mais TROIS ! « Problème de voyageur ».  Encore un connard qui s’est suicidé sur ma ligne ! Peuvent pas aller se tuer ailleurs ces abrutis au lieu d’emmerder le monde ?*  Y a tellement de façon d’en finir, mais non ! Faut qu’ils choisissent le métro ! Ça fait chier plus de monde.

Remarque, moi aussi si je devais le faire je choisirais un moyen qui emmerde le plus de gens possible…

Je passe devant le square d’un pas las et distingue une silhouette qui m’est familière.

 

 

* Je préfère préciser que ses propos sont ironiques et tenus sous la colère de Kurt. Ne vous offusquez donc pas de la façon dont il parle des suicidés.

 

 

 

ça commence à faire un long moment que je n'ai pas répondu aux commentaires et, je vous avoue que j'ai un peu une grosse flemme de tous les reprendre depuis tous les chapitres que j'ai loupé ^^'

En tout cas, je vous remercie tous de toutes ces réactions qui me font tellement plaisir ! C'est d'ailleurs pour ça que je me démène pour essayer de pas trop vous faire attendre entre deux chapitres, et si j'en poste pas durant un moment, de vous en mettre deux d'un coup =)  Vos impressions, vos délires et même vos racontages de vie (que j'adore lire soit dit en passant et auxquels je réponds volontier sur vos blog) ça donne encore plus envie d'écrire, pour vous surtout {#} 

P.S : Je peux vous dire que j'ai galéré pour trouver une image qui au moins un minimum de rapport avec le chapitre ! XD

Et encore, c'est même pas ce que je voulais ^^

P.P.S : J'avoue avoir eu une méga flemme de me relire bien attentivement donc, s'il y a des suggestions ou des remarques, allez-y XD

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Chapitre 14  (Cours Particuliers [en cours]) posté le samedi 21 novembre 2009 17:01

 

 

Hello girls ! Oui, je sais, je suis en retard {#} 

Bon, j'ai le chapitre 16 de presque fini et le 15 en cours ^^ Donc si j'ai assez de temps pour les finir et pas trop la flemme de les recopier sur l'ordi, normalement, la semaine prochaine vous devriez en avoir deux {#} 

Pour aujourd'hui on dit merci à Lilly qui m'a menacé pour que je finisse de taper ce chapitre {#} Bah ouais, parce que sinon vous l'auriez eu à la saint glinglin {#}  Flemme quand tu nous tiens... Ah vous trouvez pas vous aussi que c'est super chiant de tout recopier sur ordinateur ? Moi si ! Bref, comme j'ai pas envie de me faire martyriser, j'ai fini de le recopier {#}  Elle est pas belle la vie ?  Surtout que ce chapitre ne va pas forcément vous intéresser des masses  {#} Mais bon, y a pas que le cul dans la vie XD

 

 

 

 

 

Déliah

 

Je sors enfin de cette institution plus qu’ennuyeuse qu’on appelle lycée. J’ai toujours été plus ou moins douée en cours mais, depuis quelques temps, ça m’ennuie. Mais, je me demande si ça ne m’a pas toujours ennuyé mais, que je ne m’en aperçoive que maintenant… J’ai surtout l’impression de ne plus en avoir rien à faire. A quoi ça peut bien servir après tout ?  Je ne me suis jamais vu vivre vieille de toute façon alors pourquoi devrais-je m’intéresser à quelque chose pour lequel je n’ai plus le moindre intérêt ? Pour moi le lycée n’a plus été qu’une fastidieuse étape afin d’accéder gracieusement à la réalisation de mes rêves, à partir de mon année de seconde. Je savais déjà à ce moment là ce que je voulais faire de ma vie et rien d’autre n’importait. C’est encore le cas aujourd’hui.

Qui a besoin d’un diplôme pour faire de la musique ? Le chant est ma plus grande passion et le piano, mon plus formidable accompagnement. Passer ma vie à chanter de magnifiques mots, racontant une belle histoire sur une douce mélopée lyrique, sombrant dans l’élégie, est un rêve bien trop romantique pour le monde désabusé dans lequel nous vivons. L’art n’a plus qu’une part minime dans cette société égoïste qui ne pense plus qu’à l’argent et au profit, quelque soit le moyen de parvenir à ses fins. La beauté du monde est masquée aux gens par leur cupidité, et leur vénalité n’en est que plus apparente. Seule une minorité n’est pas aveuglée par la richesse et espère encore accéder à la perfection créative dans l’art. Mais pour combien de temps… ? N’importe quel art. Qu’importe. La beauté est présente partout pourvu qu’on y soit attentif. Mais, voyant la dégradation importante qu’a subit cette attention, qui aujourd’hui s’amoindrit de jour en jour, la lassitude prend rapidement de l’ampleur et le désespoir s’insinue sournoisement dans nos veines. Alors, à quoi bon ? Avoir une passion qui nous fait nous sentir vivant est merveilleux mais, pouvoir la vivre est encore mieux. Si personne ne s’en préoccupe peut-on réellement la vivre pleinement ? On a tous besoin d’un public. On a tous besoin de se savoir considéré, peu importe pour quoi d’ailleurs. On a tous besoin de se sentir vivre à travers le regard d’autrui. Personne ne peut dire le contraire. Ce serait un mensonge éhonté. Peut-on seulement vivre sans que personne ne se préoccupe de nous ? La solitude viendrait rapidement nous assommer de ses idées noires et la folie s’infiltrerait lentement, par la porte grande ouverte de notre tristesse accablante. Le trou noir dans notre abdomen s’agrandirait tant, pour que le vide abominable n’habitant alors que notre poitrine, s’étende à notre être entier, qu’on ne pourrait plus lutter contre cette chute inexorable qui nous entraine peu à peu vers le fond. Ce vide n’a qu’un seul point positif : c’est que quand il prend totalement possession de nous, nous arrivons au seul stade  de notre vie qui nous permette de sentir pleinement les limites de notre âme. L’étape avant la fin.

 

J’avance toujours droit devant moi, en cette fraîche fin d’après midi. Je ne sais où je vais, laissant le soin de me guider à mes jambes, qui apparemment ont l’air de savoir où elles vont. Je me repose sur leur savoir sans me poser de questions. Je laisse peu à peu mes membres prendre vie et faire ce qui leur plaît. La seule idée de rentrer « chez moi » m’étreint le cœur si fort qu’elle y laisse de douloureuses marques sanguinolentes. Le cœur en sang, l’esprit en feu et le corps tremblant, mes jambes stoppent brusquement leur douce promenade au centre du square où j’aimais passer du temps enfant. A bout de forces, je laisse mon corps s’échouer sur l’herbe fraîche et humide.

Qu’est-ce qu’un corps après tout ? Un tas de membres rattachés les uns aux autres par toutes sortes de veines et autres morceaux de chair. Alors, je laisse ces membres s’éparpiller sur le sol tandis que mes yeux scrutent le ciel à la recherche d’une des plus belles merveilles de ce monde. La nuit tombe vite en ce moment. Les glaces de l’hiver approchent à grand pas. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de choses plus magnifiques qu’un ciel de novembre à la tombée de la nuit. La chance me sourit agréablement, la lune est pleine et illumine de sa douce lueur argenté les étoiles autour. La lumière bleutée qui s’en échappe, donne un aspect surnaturel au paysage alentour. Si ce genre de chose arrive encore à me faire rêver c’est que mon cas n’est pas totalement désespéré, n’est-ce pas ? Et pourtant, ma vie est un désastre complet. Mon frère me persécute et ne parlons même pas de mes parents, leur attitude à mon égard me dépasse. Pour couronner le tout, ça va faire plus de deux semaines que Dylan ne me donne plus signe de vie. S’il veut rompre, il pourrait au moins m’en faire part au lieu de me laisser mariner toute seule dans mon coin. Ma vie se désagrège petit à petit et tout le monde s’en va, me laissant paumée sur le bord de la route. Je me sens abandonnée au moment où j’ai le plus besoin de soutien. Est-ce qu’ils ont trop peur de ma déchéance pour m’aider à en sortir ? Parfois, je me dis que lâcher prise serait sans doute la meilleure solution. Me laisser sombrer dans mon malheur. Ça me demanderait moins d’énergie. J’ai conscience que c’est la solution de facilité mais, quand vous êtes épuisée, que choisir d’autre ? De toute façon, sans force ni aide, comment parvenir à s’en sortir ? Je finirais juste par sombrer dans la tombe que je me suis creusé moi-même. Et, comme je ne vois pas qui pourrait m’aider, je ne vois pas l’utilité de cette bataille dont l’issue est condamnée à être vaine. Je n’ai plus envie de bouger. M’étendre ici me paraît plus attrayant que de rentrer retrouver ma « famille ». Ils ne se rendraient surement pas compte de ma disparition de toute façon. Trop occupés pour ça.

Je me laisse aller en arrière attendant que mon dos effleure le sol et entre en contact avec l’humidité de l’herbe mais, à la place de la surface froide et dure à laquelle je m’attendais, mon corps rencontre quelque chose de chaud et réconfortant. Je ferme les yeux et me laisser aller à son étreinte tandis que ses mains enlacent ma taille. J’ai parlé trop vite. Comme souvent. Tout le monde n’a pas disparu. Lui est là. Il est toujours là. Si je pouvais mourir entourée d’une chaleur identique à celle-ci, je ne serais pas aussi accablée. Mais, vu la tournure que prend le chemin que j’ai emprunté malgré moi, je ne me fais pas tellement d’illusions quant à la froideur qui m’enveloppera à ce moment là. Personne ne me porte d’intérêt à part lui, il faut dire aussi que je ne fais pas vraiment d’effort pour créer des liens, quelque part, ma solitude me convient, alors de quoi je me plains ? Mais, qui sait si nous nous côtoierons toujours ? Les amitiés vont et viennent et peu durent malheureusement. Serons-nous toujours aussi proches dans deux ans ? Cinq ? Dix ? Une erreur peut définitivement tout briser. Même si j’ai confiance en nous, comment prévoir ce qui nous arrivera ?

Il pose sa tête dans mon cou mais, garde le silence. Il sait que cela suffit à me réconforter. Il l’a toujours su. Je sais qu’il est là, et c’est tout ce qui compte au fond. Pour un moment en tout cas. Quand il partira, il ne me restera plus que son souvenir.

      Reste pas toute seule. Tu peux venir chez moi si tu veux.

C’est vrai que je ne devrais pas. Seule, j’ai tendance à ressasser mes idées noires et déprimer…

      Pas ce soir. Ils seraient capables d’appeler les flics et de retourner toute la ville juste pour me voir rentrer dépitée à la « maison ».

      J’imagine bien Sonia s’exciter comme une furie parce qu’elle ne te trouve pas ! S’exclama-t-il en riant.

      Ça serait bien son style à celle là. Dès qu’elle peut faire une scène, elle ne se gêne pas. J’ajoute en serrant les dents.

      Faut dire aussi qu’elle aime tellement se donner en spectacle que n’importe quel prétexte conviendrait. Je la vois bien en pleurs devant une caméra, essuyant ses yeux en expliquant que sa « fille » n’est pas rentrée de la nuit.

      Ouais, histoire de passer à la télé, parce qu’en temps normal, elle n’en aurait rien à faire. Mais qu’est-ce que mon père fait avec cette greluche ?

      Il aime les jeunes blondes stéréotypées ?

Ça, on peut le dire. Il n’y a pas seulement la couleur de ses cheveux qui est blonde.

      Au moins, ça a eu le mérite de te faire rire.

      N’empêche, s’il était plus présent, il verrait sans doute à quel point elle est stupide et la manière dont elle s’occupe de nous. A moins qu’elle ne soit là que pour qu’il puisse la sauter.

      Oh ! Pour que le vocabulaire de mad’moiselle Déliah sombre aussi bas, c’est que ça ne va vraiment pas ! Se moque-t-il.

      Hey toi ça va hein ! Je réplique en lui donnant une petite tape.

      Allez, avec un peu de chance, il s’en rendra bientôt compte et la mettra dehors.

      Et c’est toi qui me dis ça ? Je demande en souriant. T’arrive encore à être optimiste sur le sort des pères.

Je le sens se raidir instantanément dans mon dos. Je ne pensais pas que ça le toucherait autant. J’aurais sans doute mieux fait de me taire mais, d’habitude il en rit le premier. Il ne dit rien et repose sa tête dans mon cou. Je me retourne lentement et découvre son visage abattu. Je le prends dans mes bras et dépose un baiser sur son front.

      Je suis désolée, je ne pensais pas que…

      C’est rien. Je reviens juste de chez ma mère.

Je cesse lentement de l’étouffer et l’écoute.

      Elle va bien ? Je demande anxieuse.

      Pas trop. Elle se laisse aller. Ça me fait mal de la voir comme ça. Souffle-t-il.

J’imagine que je m’y attendais mais, ça me fait toujours autant de mal de savoir qu’elle n’a pas récupéré depuis cinq ans. Et de voir Kurt aller mal aussi. Mais, il y a des chagrins d’amour dont on n’arrive pas à se relever. Il y a des cas où l’amour est si fort qu’on préférerait mourir que de vivre séparés. Kurt a de la chance, sa mère n’a pas encore sauté. Malgré ce qu’il croit elle s’est quand même battue. Elle n’a pas cédé à la facilité, elle. Je devrais prendre exemple au lieu de ruminer dans l’obscurité.

      Mais, elle ne perd pas le nord quand il s’agit de toi ! Ajoute-t-il,  un sourire malicieux aux lèvres.

      Ah bon ?

      Elle espère que je ne vais pas mettre trop de temps avant de te demander ta main ! S’exclame-t-il en éclatant de rire.

      Elle a de l’espoir. Je réponds en souriant.

      Elle risque d’attendre longtemps.

      J’imagine que tu ne lui en as pas parlé depuis le temps…

      Si elle l’apprend, j’ai peur qu’elle me fasse un arrêt cardiaque. J’voudrais pas la tuer.

      N’exagère pas quand même. Elle t’aime, elle comprendra surement. Même si ça lui fera certainement un choc, elle n’en mourra pas pour si peu.

      Elle est déjà assez mal en point comme ça… je vais pas en rajouter une couche.

      Au contraire ! Elle verra que tu lui fais assez confiance pour lui confier ça !

      On a beau très bien connaître quelqu’un, on ne peut jamais prévoir sa réaction face à ça.

      Justement, qui te dit que ça ne sera pas tout le contraire de ce que tu crois ?

      Qui te dit que ce ne sera pas exactement ce que je pense ?

      Si tu n’essaye pas, tu ne le sauras jamais. Et, si tu ne lui en parle pas, sache bien qu’elle s’en ira sans avoir jamais su qui était véritablement son fils ! ça fait partie intégrante de toi ! Ce n’est pas quelque chose que tu peux occulter ! C’est juste toi ! C’est important. Surtout pour elle. Elle veut pouvoir te connaître, vraiment bien justement.

      Mais, j’imagine qu’elle veut des petits enfants vu comment elle me pousse à t’épouser…

      Oui mais, c’est quelque chose que tu ne pourras jamais lui offrir. Tu ne préfères pas qu’elle sache la vérité plutôt qu’elle espère quelque chose qui n’arrivera jamais ?

Sans prévenir, les premières gouttes glacées de l’averse nocturne s’écrasèrent sur nous, nous surprenant. Nous nous levons brusquement et nous mettons à courir en riant tandis que les gouttes redoublaient. Il me ramène jusque devant chez moi. Une fois de plus, il montre, sans doute involontairement, son côté attentionné. Je me penche vers lui et dépose un baiser sur sa joue trempée par la pluie. Un merci implicite.

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