Accueil Date de création : 31/08/08 Dernière mise à jour : 21/11/09 17:01 / 65 articles publiés

Helloow ^^  (Blabla) posté le jeudi 18 décembre 2008 14:10

 

Hello tout le monde !

 

 

Je poste cet article pour remercier tous ceux qui me lisent !

Vos commentaires me font vraiment plaisir et très souvent mourir de rire {#} 

Désolée de ne pas répondre toujours aux commentaires, c'est vrai que je n'ai pas souvent le temps, désolée.

Et là, je suis entrain de relire tous mes coms et soit je suis explosée de rire soit j'ai un grand sourire plaqué sur le visage xD

Vous êtes géniaux !!

 

 

Fallait que je vous raconte un truc vous allez rire ! {#}

Tous les matins je dois emmener mon frère chez la nourrice et la semaine dernière, mercredi je crois, quand je rentrai chez moi avant de partir en cours, j'ai croisé un mec. Et là, sans me rendre compte de ce que je faisais, je me suis arrêtée et je l'ai regardé ébahie, limite la bouche ouverte {#}  Je ne me suis rendue compte que je m'étais arrêtée seulement quand il m'a dépassée {#} 

Mais vous allez me demander pourquoi je me suis arrêtée si brusquement... {#} Ben en fait, le voir comme ça dans la rue, ça m'a fait un choc incroyable, parce que en fait c'était le portrait craché de Ryan ! Exactement comme je me l'imagine avec 5 ans de moins {#}  Alors vous comprenez mon choc ! {#} Seulement, maintenant, quand je le croise il me regarde en souriant, il a trop dû s'imaginer des trucs {#} 

 

Ah là là, vendredi j'ai un oral à passer, et j'ai encore rien fichu !

Bah quoi ? Qui a dit que j'étais sérieuse ? {#} Enfin bref, la nuit dernière, ça a été l'angoisse ! Le cauchemar de ouf  {#} 

Je devais passer mon oral à 18h30, et j'étais chez moi encore à 18h15 (cherchez l'erreur {#} ) et je me suis rendue compte qu'il me manquait des textes alors je me dépêchais de les scanner et de les imprimer mais, à 18h20 j'étais toujours pas partie, enfin bref le gros bordel, mais l'angoisse était présente au réveil !

Ni une ni deux, ce matin j'ai imprimé tous mes textes ! {#} Et je le passe vendredi à 12h ( super ! {#} ).

Bon bah fin du racontage de life là {#}

 

Bisous à tous et merci de me suivre ! {#}

 


 


 

 

 

Edit 19h15 xD : 

 

Au fait, j'ai vu que vous aviez tous apprecié le p'tit lemon {#}

Je voulais faire quelque chose de très mignon sans vulgarité, qu'on voit bien que c'était plus que du sexe pur et simple quoi {#} 

Donc, bah merci pour vos avis ! ça m'a fait très plaisir ! {#} 

 

Ah oui, désolée, je n'ai pas encore écrit le chapitre 17, j'essaye de m'y mettre mais bon en ce moment c'est oral + code {#} 

Mais vous aurez une petite surprise pour Nowel ! {#} 

 

 

 

 

Ah oui et aussi, petit message pour Layla :

Le succès ne vérifie pas la qualité ! Beaucoup de merveilleux auteurs restent dans l'ombre malgré leur talent ! ( En réponse à la petite conversation que nous avions eu ^^ )

D'ailleurs, allez faire un petit tour sur son blog car la miss est délaissée en ce moment {#} 

 

 

 

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Joyeux Noël  (OneShôt) posté le mercredi 24 décembre 2008 11:30

 

 

Joyeux Noël



 

 

De gros flocons tombaient sur la ville en tournoyant joyeusement, une légère pellicule blanche recouvrait déjà les rues, les visages souriants des passants emplissaient le paysage, les rires joyeux des enfants couvraient presque le vacarme assourdissant des voitures. Les périodes de fête faisaient sortir les gens.

On entendait des chants de Noël à chaque porte. La bonne humeur était présente partout. Ou presque…

Comment expliquer que pour chacun, Noël soit une telle source de joie alors que pour moi, cette période était la pire de l’année ?

Ça faisait des années que j’avais perdu cet entrain qui gagne la population à l’approche des fêtes. Des années que je n’avais plus cette joie de vivre, cette sensation de bonheur. C’était justement toutes les émotions contraires qui m’envahissaient en pensant au 25 décembre. C’était devenu pour moi une date synonyme d’horreur et de tragédie. Tout cet étalage de sentiments : sérénité, joie, excitation, me donnait la nausée. Toutes ces décorations me filaient le cafard. Tous ces chants faisaient remonter les souvenirs à la surface.

Tout ça me rappelait des évènements que j’aurais préféré garder enfouis au fin fond de ma mémoire, enfermés loin dans mon cœur. Mais, comment échapper à toute cette effervescence ? Impossible de faire un pas dehors sans tomber sur n’importe quoi ayant un quelconque rapport avec cette période que j’abhorrais.

Je la revoyais encore courir le long de l’avenue déserte, les larmes aux yeux et le cœur en lambeau. Je me rappelais de sa petite voix sanglotante, de ses mains tremblantes et de ses yeux rougis à cause de ses pleurs incontrôlables et incessants. Je me souvenais de la tristesse dans son regard mais aussi de la détermination qui y brillait avec force. Elle savait déjà ce qu’elle allait faire. J’aurais dû y prêter plus d’importance. Si j’avais réagit plus tôt, tout cela ne serait jamais arrivé…

Je m’adossais un instant contre la devanture d’un quelconque magasin, luttant contre le chagrin et le désespoir qui m’assaillaient. Je fermai les paupières, très fort, et serrai les poings, plongés dans les poches de ma veste. Je n’ai jamais été aussi faible que durant les fêtes de Noël. J’avais l’impression d’avoir de plus en plus de mal à retenir mes émotions ces derniers jours. Je ne dormais pratiquement plus, la douleur me tenant éveillé, je ne parvenais presque plus à fermer l’œil.

Le manque de sommeil entraîne chez certaines personnes, voire la majorité de la population, une irritation très facile à exciter mais, pas chez moi. J’étais simplement hors du monde réel, perdu dans ma pseudo-dépression qui débutait dès le 10 décembre pour finir vers le 20 janvier, comme tous les ans…

Période répétitive recommençant chaque année, depuis dix ans et qui ne semblait jamais vouloir finir.

Chaque année je me consacrais entièrement à mon travail pour ne pas y penser, et chaque année c’était un échec monumental. Pourquoi ne pas vouloir oublier tout simplement ? Me demanderez-vous. Comment oublier ça ? Impossible. Et puis, je ne voulais pas l’oublier, juste ne pas y penser trop souvent. Je ne voulais pas perdre son souvenir, si douloureux soit-il, c’aurait été comme la trahir…

Malgré mes efforts pour la garder dans un coin de ma tête, la dissimuler sous une montagne de vieux souvenirs pour l’écarter de mes pensées immédiates, Noël détruisait tout chaque année. Il écrasait ma volonté, explosait mes protections et faisait jaillir nombre de souvenirs et le chagrin immense les accompagnants. Chaque année à la même période, je revoyais son visage, et avec lui son caractère et toutes ses petites manies qui m’agaçaient mais qui lui étaient propres et la rendaient unique. Ce visage pour lequel j’ai versé et verse encore tant de larmes. Malgré les dix ans écoulés, elles ne cessaient de se déverser en un flot abondant et ininterrompu.

Je rouvris les yeux et détaillai l’homme qui me faisait face. Une touffe de cheveux châtains qui semblaient avoir été coiffés quelques heures auparavant mais, qui ne ressemblaient plus à rien désormais. Un front couvert de ridules d’angoisse. Des yeux ternes et sans vie. Un regard empli de tristesse et de douleur. De lourds cernes violets. Un visage amaigri par l’angoisse et creusé par la fatigue. Un corps frêle. Une silhouette fantomatique.

Je ne me reconnaissais plus. Une loque, une épave. Voilà à quoi je ressemblais. Quasiment rien. Un homme brisé. Un homme détruit. Voilà ce que j’étais devenu. 

Horrifié par mon reflet, je m’en écartai vivement et marchai en direction de l’immeuble d’en face et m’y engouffrai rapidement, gardant les yeux rivés au sol, craignant la probable rencontre avec mon double sur une vitre.

Mathilde, l’hôtesse d’accueil, me salua chaleureusement. Je lui répondis par un simple sourire. Elle était toujours très gentille à mon égard et je n’arrivais même pas à être un minimum plus enjoué.

J’avais la tête vide et, ne sachant plus vers quoi tourner mes réflexions, elles allaient d’elles-mêmes vers ce sujet que je redoutais tant.

Je montai en silence jusqu’à mon bureau, m’installai sur ma chaise et jetai un regard à travers la baie vitrée surplombant la ville. Je détournai aussitôt la tête regrettant mon insouciance irréfléchie. Noël ne restait pas seulement au ras du sol, mais, malheureusement, s’élevait aussi jusqu’au sommet des gratte-ciels. Quelle plaie ! Impossible d’échapper à l’engouement de cette fête qui me détruisait.

La porte face à moi s’ouvrit me faisant sursauter. C’était Hélène.

— Je t’ai fait peur ? Désolée.

— C’est pas grave.

Elle vînt s’asseoir face à moi après avoir fermé la porte derrière elle.

— Pourquoi ne prends-tu pas des vacances ? Ça te ferait du bien. Tu as l’air épuisé.

— A quoi me serviraient des vacances à part m’ennuyer et ressasser le passé ?

— Que vas-tu faire pour Noël cette année ? Me demanda-t-elle après un long silence.

Hélène connaissait déjà la réponse à cette question, mais ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’elle ait changé.

— Comme d’habitude.

Elle hocha la tête d’un air triste.

— Tu veux que je vienne avec toi ?

— Non merci.

Elle n’aimait pas que j’aille là-bas seul mais, je ne voulais pas qu’on m’y accompagne. Je ne voulais pas de témoin à ma faiblesse. Hélène le comprenait mais, ne l’appréciait pas. Elle ouvrit la bouche mais je la coupai.

— Je sais ce que tu penses.

Un lourd silence s’installa autour de nous. Mon regard se perdit dans les rangées de bouquins de ma bibliothèque.

Une fois de plus son magnifique visage envahit mon esprit endolori. Son merveilleux sourire me plongea dans une profonde mélancolie.

Tout ça n’aurait jamais dû arriver ! Trop jeune, trop naïve, elle l’était. Elle n’aurait jamais dû partir si tôt. Très belle, charismatique, elle attirait les convoitises.

Maintenant, c’était son visage que je revoyais. Le seul à qui elle n’aurait jamais dû s’intéresser.

            Je serrai les poings et les dents. Je sentis une veine gonfler sur ma tempe. La colère montait sans que ne puisse rien y faire. C’était plus fort que moi. Dès que son nom me venait à l’esprit j’en suffoquais de haine. Dire que je le haïssais n’était qu’un euphémisme.

            Une petite main froide vînt se poser sur mon poing serré.

            — Tu devrais lui pardonner tu sais.

Rien qu’en me voyant elle avait tout compris. La nature de mes pensées premières puis, la dérive qu’elles avaient subies pour en arriver là.

Le pardon ? Comment pourrais-je jamais lui pardonner cela ?

— Il n’a rien fait. Pourquoi t’entêtes-tu dans cette haine qui te dévore ? Ce n’est pas en le haïssant qu’elle reviendra.

Le regard noir que je lui lançai la fit renoncer à la fin de sa tirade. Elle me regarda, l’air triste puis sortit de mon bureau.

— Réfléchis-y au moins. Ajouta-t-elle avant de fermer la porte.

 

Y réfléchir ? C’était bien ça le problème. Je ne faisais que ça. Elle m’avait été arrachée de force et pour moi, tout était de sa faute. Mais, le pire dans tout cela était que, inconsciemment, j’en étais presque arrivé à la même conclusion qu’elle.

Il n’avait rien fait. Du moins consciemment. L’avais-je haït pour de mauvaises raisons ? Etait-il vraiment innocent au final ? Peut-être…

Mais, ma rancœur était toujours ancrée dans les lambeaux du reste de mon cœur. Disparaîtra-t-elle un jour ? Peut-être…

 

Je sortis de mon bureau et allai marcher dans les rues enneigées, le plus loin possible de l’agitation des fêtes. J’errai, comme une âme en peine, ainsi jusqu’à ce que je me rende compte qu’il faisait nuit. J’étais dehors depuis une éternité qui m’avait pourtant paru durer seulement quelques minutes.

La nuit s’assombrissait à vue d’œil tandis que je rejoignais mon domicile, plus perdu que jamais.

 

 

 

* * *

 

Red Pieces
 

 

 

Cela faisait des heures que j’étais arrivé au bureau et pourtant, je n’avais toujours rien fait, à part observer le plafond les yeux dans le vague. Je réfléchissais au fait que le lendemain, jour de Noël, il faudrait que j’aille acheter une sublime rose rouge avant d’aller la rejoindre. Le rouge, sa couleur préférée. Pourquoi une rose ? Tout simplement parce qu’elle était aussi pure que cette magnifique fleur, que sa peau était aussi douce qu’un de ses pétales et que, malgré son air angélique, elle aussi piquait.

Comment n’avais-je pu voir son désespoir ? Ce devait pourtant être flagrant ! Mais trop occupé avec une de mes conquêtes de l’époque, j’étais devenu aveugle. Peut-être aurais-je pu la sauver, seulement, j’étais trop distrait pour m’en apercevoir. Je me maudis pour n’avoir rien détecté plus tôt. Elle m’appelait au secours et je n’avais rien vu de sa détresse. Son intense douleur aurait pourtant dû me faire réagir !

A cette époque, les filles ne cessaient de défiler et pourtant, aucune n’avait ses yeux, son regard, son attitude, son charisme, cette attraction sur moi. Aucune ne lui ressemblait. Mais, rejetant cette attirance en bloc, je changeais de copine chaque jour, espérant ne plus y penser.

C’est à ce moment qu’elle s’est mise à vouloir lui plaire. Lui plaire à lui. Le seul qui n’aurait jamais dû l’approcher. Cette espèce de frimeur et bourreaux des cœurs. Idole du lycée, adulé par toutes les jeunes filles pré-pubères. Il n’a fallu qu’un regard pour qu’elle succombe, pour qu’elle tombe sous son charme.

 

En y réfléchissant bien, c’est vrai qu’il n’y était pour rien. Elle y avait juste cru un peu trop fort. Beaucoup trop même. Ce n’était pas comme si c’était lui qui l’y avait poussée. Il avait peut-être contribué à sa chute mais, inconsciemment.

 

Je me levai en hâte, attrapai ma veste et sortit en trombe de mon bureau sous l’œil éberlué d’Hélène. Je lui envoyai un grand sourire pour la rassurer sur mon état mental et quittai l’immeuble. Je m’engouffrai dans la gare et sautai dans le métro qui se trouvait là. J’eus juste le temps de monter dans le wagon que les portes se refermaient déjà. Trois stations. Je descendis sur le quai et émergeais dans la rue. Le vent glacial transperçait mes vêtements et me frigorifiait. Je resserrai mon manteau autour de moi et avançai vers la rue Diderot. Après tant d’années de haine je me rappelai encore très nettement de son adresse. Se souvient-on de détails aussi précis d’une personne qu’on abhorre ?

Je me postai sur le pas de la porte et réfléchis. Etait-ce une si bonne idée d’être venu jusque là ? Sans m’appesantir sur mes doutes et laisser l’incertitude me gagner, je sonnai. Il ne fallut que quelques secondes avant que la nervosité me submerge. Je tremblais de tous mes membres. Mais pourquoi donc étais-je venu ici ? Maudite impulsion ! Je fixai la porte close. Et s’il avait changé d’adresse ? Il était encore temps de m’enfuir, de courir à toutes jambes à travers la ville, de rentrer chez moi bien au chaud et de garder ma dignité intacte. Je me détournai près à fuir quand une voix chaude m’interrompit.

— Shane ? C’est toi ?

Je baissai la tête et fixais une seconde le béton. Trop tard pour fuir. Je me retournai et le découvris sur le pas de la porte, l’air surpris. Il n’avait pas changé. Toujours ces yeux bleu turquoise envoûtants, ces cheveux longs et noirs lui chatouillant les épaules. Ses traits fins s’étaient juste légèrement durcis, donnant plus de caractère à son visage. Il était toujours aussi séduisant qu’avant. Je ne pu empêcher la rancœur de revenir juste l’espace d’un instant.

                — Salut Michael.

            Un grand sourire illumina son visage, pour légèrement s’assombrir quelques secondes plus tard.

            — Qu’est-ce que tu fais là ?

            — Je suis venu te dire que je te pardonnais. Je ne considère plus comme coupable et je m’excuse d’avoir reporté sur toi toute ma colère durant toutes ces années.

            Je l’observais. Il était vraiment très surpris. Les yeux écarquillés et la bouche ouverte, il n’arrivait apparemment plus à émettre un son.

 Je détournai les talons avant qu’il ne retrouve l’usage de la parole. Je ne voulais pas entendre ce qu’il avait à me dire. Ma fierté venait d’être mise à mal, sa réaction maintenant m’importait peu. J’avais dit ce que j’avais à dire. C’était terminé. J’arrivais à la bouche de métro quand la voix lui revint.

— Shane ! Attends ! Reviens !

J’accélérai le pas, ne voulant pas voir l’expression de triomphe qui devait très certainement s’étaler sur son si beau visage.

Finalement, je rentrais bien au chaud chez moi mais, ma dignité en moins. Faire des excuses à un homme que l’on n’a pas vu depuis des années et qu’on déteste n’est pas la meilleure solution pour lui redonner du peps !

Je me blottis sous mes draps et attendit que le sommeil vienne me trouver, le cœur lourd.

 

* * *

 

— Une rose rouge ?

— Oui c’est ça.

            Le fleuriste me la donna, un sourire de connivence sur les lèvres. Il devait surement croire que c’était pour ma petite amie. Je ne le détrompais pas et payais avant de sortir rapidement de la boutique.

            Mes pas me menèrent d’eux-mêmes à l’endroit où j’avais rendez-vous chaque année. Je passai l’immense portail en fer forgé et me dirigeai, en silence, au milieu des allées, afin de l’atteindre. Je m’assis face à elle et commençai à lui parler. Elle ne me répondit pas. Comment aurait-elle pu ?

            Je lui racontais ce qui s’était produit cette semaine, me remémorant le matin même, le regard d’Hélène quand je lui avais annoncé que j’avais pardonné Michaël. Elle était heureuse que je sois enfin allé le voir. La fierté brillait dans son regard. J’avais au moins donné le sourire à quelqu’un ces jours-ci, malgré mon état physique et moral déplorable.

Je restais là, à lui raconter tout ce qui me passait par la tête. Je me délestais de mes états d’âme et lui dévoilais mes profondes réflexions. Elle était la seule à qui je pouvais confier tout ça, tous mes tracas, toutes mes faiblesses. Elle avait toujours été là pour m’écouter, et aujourd’hui encore je pouvais évacuer ma douleur en lui parlant. Les heures s’écoulaient sans que je les voie passer.

            Je n’avais plus rien à dire. J’avais asséché ma soif de parler. J’observai le ciel étoilé, en silence, enroulé dans mon manteau. Ma respiration créait des volutes de fumée blanche que je suivais du regard.

            — Joyeux Noël, Shane.

            Je sursautais légèrement. A cette heure tardive, cet endroit était sensé être désert, surtout le soir de Noël.

Je me retournai et découvris Michaël.

            — Pardon ?

Il sourit et vînt s’asseoir à côté de moi.

            — Il est minuit.

            — Déjà ? M’exclamais-je en regardant ma montre.

            J’étais là depuis des heures et pourtant, je n’avais pas l’impression qu’il s’était écoulé autant de temps.

            — Qu’est-ce que tu fais là ? Demandais-je.

            — Je suis venu te voir. Je me doutais bien que tu serais ici. Répondit-il en jetant un coup d’œil à sa tombe.

            Je jetai un regard circulaire sur le cimetière. Il était vide.

            — Tu ne passes pas Noël avec ta famille ?

            — Je n’ai pas de famille.

Un silence pesant s’installa entre nous.

Pas de famille ? Il n’avait pas refait sa vie ? Et ses parents ? Etaient-ils morts ?

            — Merci de m’avoir pardonné. J’ai culpabilisé pendant tellement de temps.

            — Je l’ai fait parce que j’ai compris que tu n’y étais pour rien. Enfin, pas directement.

            — Mais, tu penses toujours que si je ne l’avais pas rejetée elle serait encore là, non ?

            — J’admets. Mais je ne comprends pas pourquoi tu l’as rejetée.

            — Tu n’as même pas une petite idée ?

            — Pourquoi ? Je devrais ?

Il me regarda droit dans les yeux, une lueur que je ne parvenais pas à déchiffrer au fond du regard.

            — J’avais quelqu’un d’autre en tête…

            Je le regardais, incrédule. Keira était géniale, avait tout pour elle et il avait quelqu’un d’autre en tête ?

            — Keira ne te plaisait pas ?

            — Pas vraiment, non.

            Keira était une fille très jolie, adorable et attirait bon nombre de convoitises masculines et elle ne lui plaisait pas ? Je n’en revenais pas !

            Pourquoi me regardait-il ainsi ? Serait-ce possible que… Non ! Pensais-je en secouant la tête.

            — Elle était pourtant très belle et elle t’aimait.

            — Oui mais, … toi aussi.

            Je tournai vivement la tête vers lui, éberlué, les yeux écarquillés. Comment pouvait-il savoir ça ? Je l’avais pourtant si bien caché ! D’ailleurs, tout le monde croyait que je le haïssais. Ce qui était vrai d’un côté… Je le haïssais pour les sentiments qu’il me faisait éprouver à son égard.

            — Elle ne me plaisait pas tout simplement parce-que mon style c’était plutôt son grand frère. Me répondit-il en souriant.

            J’ouvris les yeux encore plus. Serait-ce vrai ? Il avait rejeté Keira pour moi ?  L’homme sur lequel j’avais fantasmé toutes ces années voulait de moi ? J’avais rejeté en bloc mes sentiments à son égard pour rien ? Ma sœur s’était suicidée pour un amour de toute façon impossible ?

            Il profita de mon ébahissement pour m’embrasser. Un baiser froid comme les flocons nous environnement, à cause de nos lèvres glacées, mais, brûlant comme notre passion et magnifiquement tendre.

Et dire que j’avais rêvé de ce moment durant toute mon adolescence mais n’avais jamais osé l’espérer.

            Qui aurait cru que le garçon le plus beau et populaire du lycée était gay ? Et surtout, qu’il m’avait choisi moi ?

Il se sépara de moi, plongeant son regard dans le mien. Je lui souris et il fit de même.

— Tu sais, la vérité c’est que Keira n’était pas amoureuse de moi comme tu sembles le croire. Donc, on ne peut pas dire que je l’ai rejeté. Elle n’est pas morte pour moi.

Je fronçai les sourcils. De quoi parlait-il ?

            — On avait discuté tout les deux et elle n’allait vraiment pas bien. Elle avait découvert quelque chose d’horrible sur son histoire. Et ça lui était insupportable.

            Il fit une pause et m’interrogea du regard comme pour me dire que ce qui allait suivre, je préfèrerais sans doute éviter de l’entendre. Je l’intimai de continuer. Maintenant qu’il m’avait parlé de ça, je voulais savoir. Michaël reprit mais, à regret.

            — Tes parents n’étaient pas les siens. Elle a trouvé des lettres par hasard. Une correspondance entre ta mère et une tante éloignée. Ça disait, en gros, qu’elle avait été abandonnée à la naissance par ses parents biologiques. Keira en a déduit qu’elle n’avait jamais vraiment été aimée puisque ses parents n’avaient même pas voulu d’elle, que les élèves du lycée ne l’appréciaient que pour son apparence et que personne ne la connaissait vraiment.

            J’étais désemparé. Pourquoi ne m’en avait-elle jamais parlé ? J’étais là moi. J’aurais pu l’aider ! Je l’aimais, elle aurait pu tout me dire, je ne l’aurais jamais laissée tomber ! Mais elle avait décidé de se confier à Michaël. Une pointe de jalousie me transperça le cœur. Moi qui pensais que nous étions proches, je m’étais lourdement trompé…

            — Je lui ai que c’était faux, qu’il y avait beaucoup de gens qui l’aimaient mais, je n’aurais jamais cru qu’elle réagirait comme elle l’a fait !

            Cette histoire était horrible. Jamais je n’aurais imaginé quelque chose de plus sordide.

            Mais, malgré le tragique de la situation, un sourire vint se placer délicatement sur mes lèvres. Michaël me regarda d’un air interrogateur.

Cette nouvelle, quoique triste, était un soulagement pour moi. J’avais toujours cru qu’elle était morte pour une raison futile. Un homme, une déception amoureuse : il n’y a rien de pire comme raison pour se tuer. Mais, j’apprenais qu’elle avait une toute autre raison, qui prenait tout son sens, elle. Elle n’était pas morte pour rien ! Et cette pensée me rendait heureux. Mon raisonnement était difficile à comprendre mais, au moins, je ne me torturerais plus pour son décès. Michaël le comprit et me prit dans ses bras tandis que les larmes dégringolaient le long de mes joues

           

            Nous scellâmes notre destin d’un doux baiser sous la neige.

            — Joyeux Noël. Souffla-t-il.

Je souris et enfoui ma tête dans le creux de son cou. L’avenir nous appartenait désormais et le passé ne viendrait plus nous entraver.

 

 

 

 

 

Voici ma petite surprise pour Noël.

 J'espère que ce petit OS vous aura plu !

Il se finit bien, pour une fois {#} 

Joyeux Noël !

 

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Tu m'avais dit que c'était fini...  (OneShôt) posté le vendredi 02 janvier 2009 17:32

 

            Il était là, me regardant, ses yeux noirâtres me fixaient sans ciller. Affalé contre un mur, à même le sol, les bras ballants et les jambes molles, il ne bougeait plus. Le regard vitreux et les prunelles vides de toute émotion, il restait parfaitement immobile. Je frissonnai en observant son visage figé. Une sorte d’onde ténébreuse semblait l’entourer, ou n’était-ce que les divagations de mon esprit dérangé, s’ajoutant à l’obscurité du lieu ? Je resserrai mes bras autour de moi en frémissant. Cet endroit me donnait la chair de poule. Où étions-nous d’abord ? Aucune idée. Surement encore dans un squat. La fête était finie et tout le monde avait vidé les lieux. Nous étions seuls. Mon regard se perdit un instant sur les bouteilles vides et emballages en tout genre avant de revenir sur lui.

            Pourquoi ne bougeait-il pas ? Je l’apostrophais : aucune réaction. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Il avait surement encore trop bu. Comme d’habitude…

            Je m’approchais de lui et me rendis compte que ses paupières ne se fermaient même plus. L’angoisse m’agrippa violement l’estomac. Je me jetai sur lui et lui attrapai l’épaule. Ce ne fut qu’à cet instant que je rendis compte de la raideur de son corps. Je passai ma main sur sa joue, le cœur enserré dans un étau de glace. Je collai mon oreille contre son torse et priai pour que mes pires craintes soient infondées. Seulement… je ne perçus aucun son, aucune vibration, aucun mouvement dans sa cage thoracique.

            Je relevai lentement la tête tout en ne quittant pas son visage des yeux. Une sensation froide et humide me fit porter mes mains à mon visage. Je baissai le regard : mes mains étaient inondées de larmes tout comme mes joues.

            Des larmes que je ne sentais même pas. Des larmes ne me soulageant pas.

            Le choc survint immédiatement après. A travers mes doigts je distinguai quelque chose d’étrange. Son jean était blanc à certains endroits… 

            Le paysage désolé sembla tourner autour de moi. Je distinguais à peine toutes les bouteilles et les canettes abandonnées ça et là, les murs décrépis, le délabrement des lieux, mon esprit était à des kilomètres de là. Je ne pouvais pas le croire !

            Je levai la tête, observant le ciel étoilé, et tentai de retenir le flot de larmes qui menaçait de se déverser à tout moment.

            On croit toujours qu’en levant la tête et regardant assez haut, nos larmes resteront bien sagement dans nos jolis yeux et ne tenteront plus de s’échapper. Naïve erreur. Malgré ma volonté, mon visage se couvrit d’une kyrielle de gouttelettes brillantes et argentées, miroitant sous le doux reflet de la Lune.

            Une vague de colère me submergea et balaya ma tristesse. Je lui en voulais. Je lui en voulais vraiment ! Je lui en voulais tellement ! Il m’avait promis ! Mon poing atterrit sur son torse mais, avec le peu de forces que j’avais, il s’y écrasa lamentablement. Ce seul contact suffit à le faire vaciller et il se retrouva allongé par terre.

            Cette nuit aurait dû être merveilleuse, je voulais lui avouer mes sentiments pour pouvoir passer les premières minutes de cette nouvelle année le regard plongé dans le sien, le corps blottit dans le creux rassurant de ses bras. Au lieu de ça, mon année démarrait de façon si désastreuse que j’avais envie d’hurler. Il était mort sans jamais avoir su que je l’aimais.

            Ma main s’abattit sur le sol avec violence. Pourquoi était-il partit ? Pourquoi m’avoir laissé ici sans lui ? Son acte était-il volontaire ou irréfléchi ?

            Il m’avait dit ! Il avait promis ! La coke s’était fini ! Et l’héro aussi !

Je noyai mes pupilles dans le firmament infini, avant de me blottir contre lui. L’air froid me mordait brutalement la peau mais, à présent plus rien ne comptait. Seul lui restait.

            Mes paupières glacées se fermèrent et mes doigts engourdis se crispèrent sur lui. La dernière image que je vis, à part son merveilleux visage, fut cette immensité étoilée que j’aimais tant, avant qu’un lourd sommeil ne m’arrache à la conscience pour m’emmener vers l’éternité…

            Et, l’éternité avec lui, n’importe où, sera toujours mon paradis.

 

 

Je vous poste ce mini Os, que j'ai écrit la semaine dernière je crois xD

Je n'ai toujours pas fini d'écrire le chapitre 17   *cours se planquer*  Faut me comprendre aussi (comprendre quoi ? T'es en vacances feignasse !) j'ai fini le plan de l'histoire et c'est bientôt la fin alors ça me déprime parce que j'ai pas envie de les laisser mes petits namours {#} Mais bon, promis je vais essayer de me dépêcher et par la même occasion rajouter des chapitres pour ralonger l'histoire  {#}

 

Et Bonne année au fait !

 

Mirage ~~> Moi non plus je veux pas le quitter mais bon... Va bien falloir, je ne peux malheureusement pas les garder indéfiniment ^^ Faut bien donner une fin à cette histoire {#}

Cassandre ~~> Merci beaucoup ! ça me fait très plaisir ce que tu me dis ! (Pas le fait de te faire pleurer hein xD) Si tu ressens autant d'émotions c'est encore meiux qu'un compliment parce que ça veut dire que j'ai bien réussi à transcrire les émotions de mes personnages ^^

Layla ~~> Merci ! Je m'améliore ! {#} Si tu trouves plus tes mots ça veut dire que j'ai réussi ! xD Layla la piplette qui cherche ses mots ! C'est un évènement de taille ! {#}

Cass ~~> T'inquiète pas t'es pas toute seule ! {#} Moi c'est la même ! Plus c'est tordu mieux c'est {#}

M-C-chou ~~> J'adore le trash et le tragique et même le gore ! {#}

Letichat ~~> Merci à toi de me lire ^^

Duez, Ichiro, Mélo, Alice ~~> Merci {#}

 

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Chapitre 17  (Troublante Provocation [Terminée](en correc)) posté le mercredi 14 janvier 2009 19:42

Chapitre 17

           

Ryan ouvrit les yeux. Une légère mais régulière caresse parmi ses mèches blondes l’avait tiré des bras de Morphée. Il découvrit le regard scrutateur de Josh posé sur lui. Un léger sourire naquit sur ses lèvres en plongeant son regard dans celui du photographe.

    T’es mignon quand tu dors. Déclara Josh en souriant.

Le jeune blond sentit ses joues s’empourprer.

    Et encore plus quand tu rougis.

Ryan baissa le regard, gêné. La teinte rosée de son visage s’intensifia pour devenir de plus en plus foncée. Josh laissa échapper un petit rire discret avant de venir déposer un chaste baiser sur les lèvres de son amant.

    Soit pas gêné.

Le roux se releva sur les coudes.

    T’as faim ?

    Un peu. Répondit Ryan encore légèrement mal à l’aise.

Un léger sourire étira les lèvres du photographe, il se leva et attrapa son compagnon par la main.

    Allez, viens.

Ils s’installèrent à la table de la cuisine attendant que la cafetière chauffe.

    Tu…tu connais Terrence depuis longtemps ?

Le visage de Josh se ferma. Pourquoi parlait-il de ça maintenant ? Ils étaient tranquilles et voilà qu’il remettait des souvenirs peu réjouissants sur la table. Le problème était que Ryan n’avait pas réfléchit avant de parler, il voulait juste briser le silence qui menaçait de s’éterniser. Quand il se rendit compte de ce qu’il avait demandé, il posa une main sur sa bouche, écarquilla les yeux et devint écarlate. Mais, malgré l’embarra qu’il ressentait, il ne tenta pas de se reprendre parce qu’après tout, il voulait quand même savoir.

    Oui. Si on veut. Depuis mes quinze ans.

    Ah ouais, quand même.

    Ouais, ça fait un bout de temps. Et toi ?

    Ah… ben…Bégaya Ryan.

Il s’attendait à cette question mais, pas si vite… Et puis, il ne voulait pas franchement en parler. Mais… il avait lancé la conversation, non ? Pour son plus grand désarroi…  Pourquoi avait-il fallu qu’il l’ouvre ? Maintenant, il ne pouvait pas rester silencieux. Ryan croisa le regard patient de Josh et décida qu’il avait droit à des explications. Peut-être sa curiosité cachait une part de jalousie ? Il l’espérait en tout cas. C’est pour ça qu’il fixa le mur face à lui et ouvrit la bouche pour lui répondre et commencer à débiter son récit. Josh ne s’arrêterait surement pas à cette question…

    Il y a un peu plus d’un an. Presque un an et demi pour être exact. À Sydney mais, ça tu dois déjà le savoir, non ?

Josh acquiesça.

    Qu’est-ce qui s’est passé ? Demanda-t-il.

    Je… je l’ai rencontré dans un bar, un soir. On a discuté. Ou plutôt, je parlais et il écoutait. Il a appris beaucoup de choses sur moi ce soir-là. Mais, il a surtout retenu que mon père était le PDG d’une grande entreprise de marketing. Après cette soirée, on s’est revu. Je l’appréciais de plus en plus. Il a rencontré mon père à qui il a fait très bonne impression, il lui a offert une place dans sa société. Terrence gagnait énormément d’argent grâce à ça. On est sortit fêter ça. Et, c’est là que tout a dérapé. Je m’étais bien rendu compte que ce que j’éprouvais à son égard était plus qu’une grande amitié, à mon plus grand désespoir d’ailleurs. Enfin, ce soir là, j’avais un peu trop bu et il en a profité…J’ai eu beaucoup de mal à l’accepter par la suite mais, c’est là que j’ai découvert que j’étais … gay. On est resté quelques mois ensemble, il est même venu habiter chez moi. Il m’assurait qu’il m’aimait et je le croyais… Sauf que…un jour, en rangeant un de ses livres, une photo est tombée. Une photo de lui et… un homme. Ils étaient…ils étaient…

Ryan fit une pause de quelques secondes, les yeux fixés sur le mur face à lui, n’osant croiser le regard de Josh surement chargé de pitié face à sa stupide naïveté. Sauf que, s’il l’avait regardé, il aurait vu une lueur de compréhension dans ses grandes prunelles bleues mais, aucune trace de pitié ou de mépris.

    Mais, je ne voulais pas le croire. Reprit Ryan calmement. Il ne pouvait pas me faire ça, il m’aimait ! Un soir, prit d’un énorme doute, je l’ai suivit. Il s’était rendu dans un studio photo. Je ne pouvais plus nier l’évidence. L’homme de la photo était là. Je suis parti avant qu’ils ne se déshabillent, sans rien dire, les voir s’embrasser me faisait déjà assez mal comme ça, je n’avais pas besoin de plus. Je n’ai rien dit. Je ne voulais pas le perdre. Je préférais le partager avec un autre que de le voir partir. C’était stupide mais, je voulais le garder près de moi. Il a eu une promotion la semaine suivante. Mon père l’aimait bien et n’était pas au courant de notre relation. A peine une semaine après avoir touché sa prime il a disparu dans la nature sans un mot, sans un signe.

Josh baissa les yeux, faisant mine d’observer le carrelage crème ornant la cuisine, et reprit son air indifférent avant que Ryan ne repose son regard sur lui. Le photographe ne voulait pas qu’il puisse lire les émotions qui l’agitaient dans ses yeux.

Il comprenait la souffrance qu’il avait dû ressentir, il avait subit la même à quelques détails près.

Il était aussi énervé en pensant au mal que lui avait fait Terrence. Ce mec ne pensait vraiment qu’à lui ! Comment avait-il fait pour ne pas s’en rendre compte plus tôt ?

Mais, le plus gros problème n’était pas là. Il ressentait aussi de la jalousie. Terrence avait réussi à se faire aimer de Ryan alors qu’il n’était qu’un connard fini, pourrait-il, un jour, en dire autant ?

Josh secoua vigoureusement la tête. Qui parlait d’amour ? Ridicule.

    Il a toujours été un grand séducteur mais surtout, très manipulateur.

    Je l’ai appris à mes dépends. Ce que je comprends pas par contre c’est que, à peine après avoir quitté Sydney, je le retrouve ici.

Josh l’observa silencieusement. Que pouvait-il lui répondre ? Coïncidence ?

Le silence s’étendit. Aucun des deux jeunes gens ne savait quoi dire. La cafetière émit deux « bip » stridents qui les firent sursauter.

Le roux se leva et leur servit une tasse à chacun.

    Mais pourquoi Tom t’a amené à cette soirée ? Demanda Josh en reprenant sa place.

    Tom n’est au courant de rien.

Il fit une pause puis perdit son regard émeraude dans celui océan de son vis-à-vis.

    Il ne sait pas et ne saura jamais. Il ne sait pas non plus que j’ai délaissé la photo. C’est pour ça que je me retrouve dans la même boîte que toi. Il ne comprendrait pas. Et puis, comment lui expliquer ? Impossible…

    Je ne comprends d’ailleurs pas moi-même pourquoi tu as abandonné la photo.

    Avant, j’avais la même vision que toi de la photographie mais, maintenant, les seules pensées qui me viennent quand j’ai un appareil entre les mains sont : horreur, douleur, trahison. C’est stupide mais, plus fort que moi. Je n’y arrive plus.

    C’est parce que tu n’as pas encore réussi à tourner la page. Je suis persuadé que tu peux réapprendre à aimer la photo. Avec juste un peu de bonne volonté.

Un silence s’installa, chacun réfléchissait aux paroles de l’autre. Ce fut Ryan qui le brisa en premier.

    Ça n’a rien à voir mais, tu as toujours voulu travailler avec ton père ?

    T’as toujours voulu être gay ? C’est pas un choix. C’est plutôt un truc impossible à éviter. C’est pire que l’hérédité. Il a toujours voulu que je travaille avec lui et que je reprenne le magazine après lui.

    Tu aurais voulu faire quoi ?

    Si ça ne tenait qu’à moi, je ferais le tour du monde pour graver à jamais toutes les merveilles qu’il contient sur ma pellicule.

    Ta relation avec ton père à l’air cool pourtant. Si tu lui en parles, je ne pense pas qu’il le prendra mal. Peut-être même qu’il te laissera partir.

    Je n’ai pas de frère ou sœur qui pourrait prendre la relève. « Tendance »* c’est toute sa vie, je ne peux pas l’abandonner maintenant.

    Qui te parle de l’abandonner ? Tu pars juste un an ou deux et tu reviens. Tu auras réalisé ton rêve. A quoi servent les rêves s’ils restent cloitrés dans un coin de nos têtes ?

Josh l’observa un instant. Peut-être était-ce une bonne idée. Mais, il aurait quand même l’impression de l’abandonner même l’espace d’un an. Et s’il venait à mourir durant son absence ?

Leurs réflexions respectives furent interrompues par la sonnerie du téléphone de Josh.

 

 

Désolée pour cette longue attente !

J'ai vraiment honte là de vous avoir fait patienter si longtemps !

* Remarquez l'originalité du nom du magazine ! xD

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Anges de glace  (OneShôt) posté le lundi 26 janvier 2009 09:20

            Je m’observe une dernière fois dans le miroir. Je suis prête. J’attrape ma veste et sors. Les flocons tourbillonnent autour de moi comme un ballet enchanteur. Je sautille gaiement dans les rues enneigées et silencieuses. Je me sens toute légère. L’euphorie de la soirée à venir s’est emparée de moi et ne me lâche plus. Ce soir, c’est la fête. On change d’année, d’espoirs, de projets. Mais, surtout, ce soir, je vais te retrouver. Je passerais les premières minutes de la nouvelle année avec toi. Je me sens comme sur un petit nuage. La magnificence des petits angelots de glace qui m’encerclent accroissent ma félicité. J’ai toujours aimé la neige. Ça a quelque chose de très pur mais aussi une jolie connotation poétique implicite. Je traverse les avenues parisiennes le sourire aux lèvres. Tout semble feutré. Chaque pas, chaque bruit, chaque souffle est étouffé. Toute la ville parait calme et paisible.

            Ta silhouette apparait au bout de la rue, au milieu de cette kyrielle de petits anges argentés. Je sens mon sourire s’élargir et mon rythme cardiaque s’accélérer. Les tremblements de mes jambes sont devenus incontrôlables. Je m’avance vers toi. Tu me prends dans tes bras. Tu m’embrasses. Baiser passionné qui me coupe le souffle. Tu me relâches. Je chancelle. Après tous ces jours passés à tes côtés, mon trouble ne s’est pas atténué. Tu me proposes d’aller faire un tour avant de rejoindre la fête. J’accepte. Nous nous baladons mains dans la main. Nous discutons de tout, de rien. Nous rions. Nous sommes bien. Le temps file à une vitesse incroyable. Nous ne le voyons pas passer. On doit se demander où nous sommes. Ou pas. Qu’importe. Je suis avec toi.

A dériver ainsi dans la ville, nous nous sommes retrouvés au pied de la Tour Eiffel. Sublime dans sa robe scintillante. Nous restons là, à la contempler, un instant, avant de retourner à notre errance utopique.

Tu t’arrêtes au milieu d’une rue qui m’est inconnue et regarde ta montre. Tu te retournes vers moi, me souris et me reprends dans tes bras, mettant mon cœur au supplice. Tu me chuchotes « bonne année ». Je suis étonnée. Déjà ? Nous avons marché si longtemps ? Finalement, nous n’aurons même pas mis les pieds à cette fête. En fait, ça ne me gène pas du tout. Tu m’embrasses et me gardes serrée contre toi. J’ai passé une merveilleuse soirée dans tes bras.

Plongés dans notre bonheur chimérique, nous n’avons pas vu que l’obscurité se mouvait. Cinq personnes sont apparues. Tu t’écartes de moi gardant ma main dans la tienne. Tu les connais. Tu me dis de courir. Devant moi, tu me guides, ne me lâchant pas. Accrochée à toi, je m’efforce de garder le même rythme que toi. J’ai peur. Ils ont l’air si haineux. Que leur as-tu fait ?

Ils nous interceptent au bout de la ruelle. Cette attaque n’était pas prévue. Ce coup de couteau non plus.

Le sang a jailli pour se répandre sur le sol au milieu de tes cris. Tout va trop vite. Je ne me rends plus compte de ce qui se passe. Ce n’est qu’en entendant tes pleurs que je comprends que c’est fini.

Le premier jour de l’année : de merveilleux est passé à cauchemardesque. Nous étions si heureux.

Aujourd’hui, je te dis adieu pour un temps. Peut-être te retrouverais-je plus tard. Qui sait ?

Ce soir, je prends mon envol et rends mes ailes pour une vie nouvelle guidée par les anges de glace et nos lucioles.

 

 

Le chapitre 18 est écrit, il ne me reste plus qu'à le taper pour pouvoir le publier ^^

 Je vais essayer de faire ce que je peux, parce que j'ai de moins en moins l'ordi donc c'est pas si simple {#} mais, je vais me débrouiller en espérant que ça ne prenne pas trop de temps

 

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