Accueil Date de création : 31/08/08 Dernière mise à jour : 21/11/09 17:01 / 65 articles publiés

OneShôt

Tu m'avais dit que c'était fini...  (OneShôt) posté le vendredi 02 janvier 2009 17:32

 

            Il était là, me regardant, ses yeux noirâtres me fixaient sans ciller. Affalé contre un mur, à même le sol, les bras ballants et les jambes molles, il ne bougeait plus. Le regard vitreux et les prunelles vides de toute émotion, il restait parfaitement immobile. Je frissonnai en observant son visage figé. Une sorte d’onde ténébreuse semblait l’entourer, ou n’était-ce que les divagations de mon esprit dérangé, s’ajoutant à l’obscurité du lieu ? Je resserrai mes bras autour de moi en frémissant. Cet endroit me donnait la chair de poule. Où étions-nous d’abord ? Aucune idée. Surement encore dans un squat. La fête était finie et tout le monde avait vidé les lieux. Nous étions seuls. Mon regard se perdit un instant sur les bouteilles vides et emballages en tout genre avant de revenir sur lui.

            Pourquoi ne bougeait-il pas ? Je l’apostrophais : aucune réaction. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Il avait surement encore trop bu. Comme d’habitude…

            Je m’approchais de lui et me rendis compte que ses paupières ne se fermaient même plus. L’angoisse m’agrippa violement l’estomac. Je me jetai sur lui et lui attrapai l’épaule. Ce ne fut qu’à cet instant que je rendis compte de la raideur de son corps. Je passai ma main sur sa joue, le cœur enserré dans un étau de glace. Je collai mon oreille contre son torse et priai pour que mes pires craintes soient infondées. Seulement… je ne perçus aucun son, aucune vibration, aucun mouvement dans sa cage thoracique.

            Je relevai lentement la tête tout en ne quittant pas son visage des yeux. Une sensation froide et humide me fit porter mes mains à mon visage. Je baissai le regard : mes mains étaient inondées de larmes tout comme mes joues.

            Des larmes que je ne sentais même pas. Des larmes ne me soulageant pas.

            Le choc survint immédiatement après. A travers mes doigts je distinguai quelque chose d’étrange. Son jean était blanc à certains endroits… 

            Le paysage désolé sembla tourner autour de moi. Je distinguais à peine toutes les bouteilles et les canettes abandonnées ça et là, les murs décrépis, le délabrement des lieux, mon esprit était à des kilomètres de là. Je ne pouvais pas le croire !

            Je levai la tête, observant le ciel étoilé, et tentai de retenir le flot de larmes qui menaçait de se déverser à tout moment.

            On croit toujours qu’en levant la tête et regardant assez haut, nos larmes resteront bien sagement dans nos jolis yeux et ne tenteront plus de s’échapper. Naïve erreur. Malgré ma volonté, mon visage se couvrit d’une kyrielle de gouttelettes brillantes et argentées, miroitant sous le doux reflet de la Lune.

            Une vague de colère me submergea et balaya ma tristesse. Je lui en voulais. Je lui en voulais vraiment ! Je lui en voulais tellement ! Il m’avait promis ! Mon poing atterrit sur son torse mais, avec le peu de forces que j’avais, il s’y écrasa lamentablement. Ce seul contact suffit à le faire vaciller et il se retrouva allongé par terre.

            Cette nuit aurait dû être merveilleuse, je voulais lui avouer mes sentiments pour pouvoir passer les premières minutes de cette nouvelle année le regard plongé dans le sien, le corps blottit dans le creux rassurant de ses bras. Au lieu de ça, mon année démarrait de façon si désastreuse que j’avais envie d’hurler. Il était mort sans jamais avoir su que je l’aimais.

            Ma main s’abattit sur le sol avec violence. Pourquoi était-il partit ? Pourquoi m’avoir laissé ici sans lui ? Son acte était-il volontaire ou irréfléchi ?

            Il m’avait dit ! Il avait promis ! La coke s’était fini ! Et l’héro aussi !

Je noyai mes pupilles dans le firmament infini, avant de me blottir contre lui. L’air froid me mordait brutalement la peau mais, à présent plus rien ne comptait. Seul lui restait.

            Mes paupières glacées se fermèrent et mes doigts engourdis se crispèrent sur lui. La dernière image que je vis, à part son merveilleux visage, fut cette immensité étoilée que j’aimais tant, avant qu’un lourd sommeil ne m’arrache à la conscience pour m’emmener vers l’éternité…

            Et, l’éternité avec lui, n’importe où, sera toujours mon paradis.

 

 

Je vous poste ce mini Os, que j'ai écrit la semaine dernière je crois xD

Je n'ai toujours pas fini d'écrire le chapitre 17   *cours se planquer*  Faut me comprendre aussi (comprendre quoi ? T'es en vacances feignasse !) j'ai fini le plan de l'histoire et c'est bientôt la fin alors ça me déprime parce que j'ai pas envie de les laisser mes petits namours {#} Mais bon, promis je vais essayer de me dépêcher et par la même occasion rajouter des chapitres pour ralonger l'histoire  {#}

 

Et Bonne année au fait !

 

Mirage ~~> Moi non plus je veux pas le quitter mais bon... Va bien falloir, je ne peux malheureusement pas les garder indéfiniment ^^ Faut bien donner une fin à cette histoire {#}

Cassandre ~~> Merci beaucoup ! ça me fait très plaisir ce que tu me dis ! (Pas le fait de te faire pleurer hein xD) Si tu ressens autant d'émotions c'est encore meiux qu'un compliment parce que ça veut dire que j'ai bien réussi à transcrire les émotions de mes personnages ^^

Layla ~~> Merci ! Je m'améliore ! {#} Si tu trouves plus tes mots ça veut dire que j'ai réussi ! xD Layla la piplette qui cherche ses mots ! C'est un évènement de taille ! {#}

Cass ~~> T'inquiète pas t'es pas toute seule ! {#} Moi c'est la même ! Plus c'est tordu mieux c'est {#}

M-C-chou ~~> J'adore le trash et le tragique et même le gore ! {#}

Letichat ~~> Merci à toi de me lire ^^

Duez, Ichiro, Mélo, Alice ~~> Merci {#}

 

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Anges de glace  (OneShôt) posté le lundi 26 janvier 2009 09:20

            Je m’observe une dernière fois dans le miroir. Je suis prête. J’attrape ma veste et sors. Les flocons tourbillonnent autour de moi comme un ballet enchanteur. Je sautille gaiement dans les rues enneigées et silencieuses. Je me sens toute légère. L’euphorie de la soirée à venir s’est emparée de moi et ne me lâche plus. Ce soir, c’est la fête. On change d’année, d’espoirs, de projets. Mais, surtout, ce soir, je vais te retrouver. Je passerais les premières minutes de la nouvelle année avec toi. Je me sens comme sur un petit nuage. La magnificence des petits angelots de glace qui m’encerclent accroissent ma félicité. J’ai toujours aimé la neige. Ça a quelque chose de très pur mais aussi une jolie connotation poétique implicite. Je traverse les avenues parisiennes le sourire aux lèvres. Tout semble feutré. Chaque pas, chaque bruit, chaque souffle est étouffé. Toute la ville parait calme et paisible.

            Ta silhouette apparait au bout de la rue, au milieu de cette kyrielle de petits anges argentés. Je sens mon sourire s’élargir et mon rythme cardiaque s’accélérer. Les tremblements de mes jambes sont devenus incontrôlables. Je m’avance vers toi. Tu me prends dans tes bras. Tu m’embrasses. Baiser passionné qui me coupe le souffle. Tu me relâches. Je chancelle. Après tous ces jours passés à tes côtés, mon trouble ne s’est pas atténué. Tu me proposes d’aller faire un tour avant de rejoindre la fête. J’accepte. Nous nous baladons mains dans la main. Nous discutons de tout, de rien. Nous rions. Nous sommes bien. Le temps file à une vitesse incroyable. Nous ne le voyons pas passer. On doit se demander où nous sommes. Ou pas. Qu’importe. Je suis avec toi.

A dériver ainsi dans la ville, nous nous sommes retrouvés au pied de la Tour Eiffel. Sublime dans sa robe scintillante. Nous restons là, à la contempler, un instant, avant de retourner à notre errance utopique.

Tu t’arrêtes au milieu d’une rue qui m’est inconnue et regarde ta montre. Tu te retournes vers moi, me souris et me reprends dans tes bras, mettant mon cœur au supplice. Tu me chuchotes « bonne année ». Je suis étonnée. Déjà ? Nous avons marché si longtemps ? Finalement, nous n’aurons même pas mis les pieds à cette fête. En fait, ça ne me gène pas du tout. Tu m’embrasses et me gardes serrée contre toi. J’ai passé une merveilleuse soirée dans tes bras.

Plongés dans notre bonheur chimérique, nous n’avons pas vu que l’obscurité se mouvait. Cinq personnes sont apparues. Tu t’écartes de moi gardant ma main dans la tienne. Tu les connais. Tu me dis de courir. Devant moi, tu me guides, ne me lâchant pas. Accrochée à toi, je m’efforce de garder le même rythme que toi. J’ai peur. Ils ont l’air si haineux. Que leur as-tu fait ?

Ils nous interceptent au bout de la ruelle. Cette attaque n’était pas prévue. Ce coup de couteau non plus.

Le sang a jailli pour se répandre sur le sol au milieu de tes cris. Tout va trop vite. Je ne me rends plus compte de ce qui se passe. Ce n’est qu’en entendant tes pleurs que je comprends que c’est fini.

Le premier jour de l’année : de merveilleux est passé à cauchemardesque. Nous étions si heureux.

Aujourd’hui, je te dis adieu pour un temps. Peut-être te retrouverais-je plus tard. Qui sait ?

Ce soir, je prends mon envol et rends mes ailes pour une vie nouvelle guidée par les anges de glace et nos lucioles.

 

 

Le chapitre 18 est écrit, il ne me reste plus qu'à le taper pour pouvoir le publier ^^

 Je vais essayer de faire ce que je peux, parce que j'ai de moins en moins l'ordi donc c'est pas si simple {#} mais, je vais me débrouiller en espérant que ça ne prenne pas trop de temps

 

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